Nos Trouvailles
Grâce aux recherches de notre association, plusieurs pièces d’époque viennent aujourd’hui enrichir la collection du musée de l’ouvrage Immerhof. Ces objets, représentatifs de l’équipement des troupes de la ligne Maginot, permettront de mieux illustrer le quotidien des soldats et de compléter nos espaces d’exposition. Nous vous invitons à découvrir ces nouvelles trouvailles.
Lunette APX L672
Belle Découverte : La Lunette APX L672
Nous sommes ravis de vous présenter une pièce d'exception financée avec l’aide de la communauté de communes de Cattenom et environs et récemment ajoutée à notre collection de matériel optique : Lunette de visée APX L672. Cette trouvaille est d'autant plus intéressante qu'elle témoigne d'une période clé de l'armement français.
Fabriquée par les Ateliers de Puteaux (APX), cette lunette était spécifiquement dédiée aux jumelages de mitrailleuses Mle 1931 (Reibel), qu'elles soient installées sous casemate ou sous cloche, ainsi qu'aux jumelages de fusils-mitrailleurs FM 24/29 lorsque ces armes tiraient à balles lourdes.
La lunette APX L672 se distingue par la présence de deux micromètres gravés : l'un fixe, portant une échelle pour la hausse, et le second mobile, équipé d'une croix. Ce micromètre mobile est réglable par paliers, de 200 en 200 mètres jusqu'à 1 000 mètres, puis de 100 en 100 mètres jusqu'à 2 400 mètres. Le réglage s'effectue via une molette graduée située à l'arrière de l'oculaire. Un système de réglage précis, doté de poussoirs à ressort et d'une vis micrométrique à cran sur ses deux axes, permet un alignement parfait de la lunette avec l'arme.
Caractéristiques Techniques :
- Grossissement : 2,3x
- Champ de vision : 215° (soit 350 millièmes)
- Anneau oculaire : 3,5 mm
- Distance d'anneau : 28 mm
- Dimensions hors-tout : 59 x 9 cm
La lunette L672 a été refabriquée après la guerre et se trouvait conditionnée de deux manières différentes : soit dans une caisse en bois, soit dans un fourreau en Bakélite. Sa conception est également documentée dans l'instruction provisoire sur l'armement en service dans les casemates d'infanterie de région fortifiée du 12 août 1937, qui en présente une planche graphique.
Cette lunette est un témoignage fascinant de l'ingénierie optique militaire de l'époque et constitue une addition précieuse à notre patrimoine.
Pour en savoir plus sur la lunette APX L672 et d'autres équipements de la Ligne Maginot, vous pouvez consulter la page dédiée de Wikimaginot.eu.
Propriété de l'association Le Tiburce
Dispositif de Connexion Multiple
Dispositif de Connexion Multiple en boite étanche.(un modèle horizontal entièrement restauré est à l’échange )
Ce dispositif était conçu pour permettre à plusieurs abonnés de se connecter à une ligne téléphonique commune, notamment dans un contexte militaire, on le trouvait dans les PC d’infanterie ou d’artillerie des ouvrages. Il se compose d’un boîtier étanche en fonte, à l’intérieur duquel se trouve un panneau avec cinq commutateurs (appelés « clefs »).
Dans la première version, installée principalement sur le front du Nord-Est, les commutateurs étaient disposés horizontalement.
Dans la seconde version, plus fréquente dans le Sud-Est, les commutateurs étaient disposés verticalement.
Ce dispositif permettait de centraliser les communications téléphoniques, en offrant la possibilité de basculer rapidement entre les lignes individuelles et une ligne commune. Les deux versions existantes se distinguent principalement par l’orientation des commutateurs.
Propriété de l'association le Tiburce.


Téléphone Militaire Modèle 1932
Nous continuons notre exploration des trouvailles avec une pièce emblématique des systèmes de communication de l'époque : le Téléphone Militaire 1932, ou TM 32. Véritable pilier des transmissions, cet appareil a joué un rôle crucial sur de nombreux fronts.
Développé pour répondre aux besoins spécifiques de l'armée, le TM 32 était un téléphone de campagne robuste et fiable. Sa conception visait à assurer des communications claires et sécurisées, même dans des conditions difficiles. C'était l'outil privilégié pour relier les postes de commandement, les observatoires et les différentes unités sur le terrain.
Caractéristiques et Utilisation
Le TM 32 est un téléphone de campagne à batterie locale, ce qui signifie qu'il fonctionnait grâce à une petite batterie intégrée (souvent une pile sèche de 1,5 volt) et une magnéto. Pour établir une communication, l'utilisateur tournait une manivelle, activant ainsi la magnéto qui générait un courant alternatif, envoyant un signal d'appel à la station correspondante.
Sa robustesse était l'une de ses principales qualités. Le TM 32 était logé dans un boîtier en métal, le protégeant des chocs, de l'humidité et de la poussière. Il était équipé d'un combiné robuste, comprenant un microphone et un écouteur, et de bornes de connexion pour les lignes téléphoniques.
Ce type de téléphone a été massivement utilisé par l'armée française, notamment durant la Seconde Guerre mondiale, au sein des fortifications de la Ligne Maginot et sur divers théâtres d'opérations. Sa simplicité d'utilisation et sa fiabilité en ont fait un élément indispensable des systèmes de transmission militaires de son temps.
Tous les TM32 sont propriété de l’association le Tiburce.
Téléphone Militaire Modèle 1936
Le TM 36 et ses Innovations
Après avoir détaillé l'indispensable TM 32, penchons-nous maintenant sur son successeur amélioré : le Téléphone Militaire 1936, ou TM 36. Cet appareil représente une évolution significative, intégrant des améliorations pensées pour le confort et l'efficacité des communications sur le terrain.
Le TM 36, bien que conservant les principes fondamentaux du TM32, apporte plusieurs innovations notables;
- Support de Combiné Intégré : Une des améliorations les plus appréciables est l'intégration d'un support de combiné. Contrairement au TM 32 où le combiné était souvent posé à côté ou suspendu, le TM 36 permettait de le maintenir fermement en place, facilitant ainsi la manipulation de l'appareil et réduisant les risques de chute ou d'endommagement, notamment lors des déplacements ou en situation de stress.
- Verrouillage de la Commande "Parler" : Le TM 36 introduit la possibilité de verrouiller la commande "parler" (généralement un bouton-poussoir ou un levier). Cette fonctionnalité offrait un avantage non négligeable : elle permettait de maintenir la communication sans avoir à presser constamment le bouton, libérant ainsi les mains de l'opérateur pour d'autres tâches essentielles, comme la prise de notes ou la consultation de cartes.
- Option d'Appel Numéroté (Cadran) : Une avancée majeure du TM 36 est la possibilité d'ajouter un cadran d'appel. Alors que le TM 32 était principalement conçu pour des communications point à point par appel magnéto, l'intégration d'un cadran permettait de composer des numéros et ainsi de joindre différents abonnés au sein d'un réseau plus complexe, à la manière d'un central téléphonique. Cette modularité augmentait considérablement la flexibilité et la portée des communications militaires.
Ces améliorations ont fait du TM 36 un outil encore plus polyvalent et ergonomique, répondant aux exigences croissantes des communications militaires. Il témoigne de la volonté constante d'optimiser les équipements pour offrir aux troupes des moyens de liaison toujours plus efficaces sur le champ de bataille.
Propriété de l’association le Tiburce.
Ecouteur
Différents écouteurs de tout type (souple ou rigide) avec pour chacun des connectiques différentes. On les retrouves dans les locaux TSF (Télégraphie Sans Fil) ou dans les centraux téléphoniques.
Propriété de l'association Le Tiburce.
Détecteur de CO
Le Détecteur de CO Modèle 1936 : Sentinelle Invisible
Le détecteur de monoxyde de carbone (CO) Modèle 1936. Cet appareil, bien que discret, jouait un rôle vital dans la protection des occupants contre un ennemi silencieux et mortel.
Dans les espaces clos et mal ventilés, comme les casemates, les abris ou les galeries souterraines, la présence de moteurs thermiques, de groupes électrogènes, de chauffage ou même de tirs d'armes pouvait rapidement entraîner une accumulation dangereuse de monoxyde de carbone. Inodore, incolore et insipide, le CO est un gaz extrêmement toxique, d'où la nécessité impérieuse d'un moyen de détection fiable.
Le détecteur de CO Modèle 1936 était conçu pour alerter les occupants d'un danger imminent. Son principe de fonctionnement reposait généralement sur une réaction chimique visible. Ces détecteurs utilisaient souvent un réactif chimique qui changeait de couleur en présence de monoxyde de carbone. Plus la concentration de CO était élevée, plus le changement de couleur était rapide et prononcé.
Sa simplicité d'utilisation et sa fiabilité étaient primordiales. Ils constituaient un élément essentiel des protocoles de sécurité, permettant de prendre des mesures d'urgence (ventilation, évacuation) avant que les effets du gaz ne deviennent fatals.
Le détecteur de CO Modèle 1936 du A10 est relativement complet il a été acquis en salle des ventes et vous est présenté au musée.
Propriété de l’association le Tiburce.
Epaulière de protection
L'épaulière de protection pour la mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914.
Fabriquée principalement par la firme Hotchkiss et Cie en France (à Saint-Denis et Lyon) pour ses mitrailleuses, cette épaulière était essentielle pour protéger l'épaule du soldat lors du transport. En effet après un usage intense, la Hotchkiss devenait brûlante. L’épaulière conçue en cuir et dotée d'une partie en cotte de mailles en fer, offrait une isolation thermique cruciale.
La mitrailleuse Hotchkiss a été employé par les compagnies de Mitrailleurs des régiments d’infanterie de forteresse pour tenir des positions fortifiée et des intervalles de la ligne Maginot. Sa conception polyvalente lui a même permis d'être employée pour le transport du mortier Brandt de 81 mm.
Un détail qui témoigne du souci de la sécurité et du confort des hommes sur le terrain, leur permettant de manipuler l'arme et d'autres équipements lourds en toute sécurité, même dans les conditions les plus extrêmes.
Propriété de l’association le Tiburce.

